Trois voies existent pour sonoriser une salle de restaurant, et une seule combine légalité propre, ambiance vivante et temps gagné. Le tour complet de la question, y compris ce que les vendeurs préfèrent taire.
La musique d'un restaurant coûte deux fois : une facture annuelle de droits, et un temps passé à gérer des playlists qui tournent en rond. Beaucoup de restaurateurs découvrent aussi que leur abonnement de streaming personnel (Spotify, Deezer, Apple Music) est réservé à un usage privé : ses conditions d'utilisation interdisent la diffusion dans un lieu recevant du public. Il existe pourtant des façons parfaitement propres de sonoriser sa salle. Ce guide fait le tour, sans promesse magique.
La SACEM gère les droits d'auteur des œuvres inscrites à son répertoire, qui couvre l'immense majorité de la musique commerciale, la radio comprise. Diffuser ces œuvres dans votre salle suppose son autorisation, donc un contrat et une redevance calculée selon votre commune, votre capacité et votre mode de diffusion. Ce système est légitime : il rémunère les auteurs des œuvres que vous utilisez. La question est simplement de savoir si vous voulez utiliser ces œuvres-là.
1. Rester au répertoire. Radio, playlists professionnelles sous licence, fond musical classique : vous payez la redevance et vous diffusez ce que tout le monde diffuse. Simple, mais votre salle sonne comme la file d'attente d'un supermarché.
2. Les clés USB « libres de droits ». Quelques heures de musique achetées une fois, hors répertoire. Le principe juridique tient, mais le produit est figé : pas de programmation selon l'heure, des boucles que vos habitués finissent par connaître par cœur, et une qualité musicale très variable.
3. Un service à catalogue original sous licence directe. C'est le modèle Soundkali : des œuvres composées exclusivement pour le service, jamais inscrites au répertoire des sociétés d'auteurs, diffusées sous licence directe avec une attestation nominative. Vous gardez un service vivant : 18 stations, une programmation qui suit la journée, des enchaînements mixés sans blanc, un catalogue enrichi chaque mois.
Un détail que peu de vendeurs mentionnent : si votre salle diffuse la télévision, votre établissement relève d'un forfait audiovisuel qui inclut la musique contenue dans les programmes. Cette ligne existe à cause de vos écrans, pas de votre fond sonore, et aucun catalogue musical ne la fait disparaître. La jurisprudence est constante depuis l'arrêt Novotel de 1994. Si vous avez des écrans, l'intérêt d'un catalogue original est ailleurs : la qualité d'ambiance et le temps gagné.
La SPRE est une redevance distincte des droits d'auteur. L'article L214-1 du Code de la propriété intellectuelle la fait porter sur les phonogrammes publiés à des fins de commerce, et la Cour de cassation a jugé en 2019 (affaire Saint-Maclou, rendue à propos de magasins) que des enregistrements jamais commercialisés n'entrent pas dans ce champ. Le catalogue Soundkali n'a jamais été commercialisé : chaque titre existe uniquement dans le service. L'appréciation finale relève des organismes compétents, et nous préférons vous exposer les textes plutôt que de vous promettre un résultat.
Un catalogue hors répertoire ne vaut que si la zone diffuse ce catalogue à 100 %. Un fond Spotify « d'appoint » constaté lors d'un contrôle, et tout l'édifice tombe. Les bons services vous facilitent cette discipline : chez Soundkali, on appuie sur play à l'ouverture et la programmation fait le reste jusqu'à la fermeture.
Pour estimer ce que représente votre situation actuelle, notre simulateur d'économies donne un ordre d'idée en trente secondes, et l'étude de cas du Kraken, notre rhumerie-restaurant à Colmar, montre le service en conditions réelles.
la première zone · +20 € par zone supplémentaire · les 18 stations incluses
4 000 titres originaux, attestation de diffusion à votre nom, essai 7 jours sans carte bancaire.
Oui, à condition que les œuvres diffusées n'appartiennent pas à son répertoire. C'est le cas d'un catalogue 100 % original sous licence directe, avec une attestation de diffusion qui l'établit noir sur blanc.
Non pour deux raisons : ces abonnements sont réservés à un usage privé par leurs conditions d'utilisation, et les œuvres diffusées relèvent du répertoire des sociétés d'auteurs.
Non. La télévision en salle relève d'un forfait audiovisuel qui existe à cause des écrans, indépendamment de votre fond musical. Méfiez-vous de qui vous promet le contraire.
Votre e-mail de bienvenue contient l'attestation nominative et un modèle de courrier recommandé prêt à envoyer à votre délégation pour mettre à jour votre situation.